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Maison Matou est née à cause d'un chat. Erwin.
Il y a deux ans, un proche m'a confié un chaton de quelques mois — je devais le ramener de Paris à Lille. On me l'a donné avec une litière et un sac de transport à bulle, ce sac-hublot transparent qu'on voit partout. J'ai fait tout le trajet en train, Erwin enfermé là-dedans. Et je l'ai regardé paniquer. Il avait chaud, il avait peur, il ne me connaissait même pas encore. Une heure à le voir haleter et chercher l'air dans un truc soi-disant « pratique », pensé pour faire joli en photo — pas pour le chat à l'intérieur. Je n'ai jamais oublié cette image.
Quelques jours plus tard, je l'emmène chez le vétérinaire — dans cette même bulle, en galérant à l'en sortir. Deuxième claque : on m'avait juré qu'Erwin était vacciné, pucé, castré. Le véto m'apprend que rien n'était vrai. Pas de puce, pas de vaccin, rien. On m'avait menti du début à la fin.
Deux leçons, le même jour : un produit peut sacrifier l'animal pour le style, et on peut te mentir effrontément sur ce qu'on te donne.
Maison Matou, c'est ma réponse à ces deux choses.
Je ne sélectionne que des produits pensés pour le chat d'abord — jamais une bulle qui étouffe, jamais un gadget joli au détriment de l'animal. Et je ne te raconte pas d'histoires sur ce que tu achètes : si une fontaine filtre l'eau, je te dis exactement ce qu'elle fait, ni plus ni moins. Pas de promesse gonflée, pas de faux drapeau, pas de capacité annoncée deux fois trop grande. Ce que je te dis d'un produit, c'est la vérité. C'est un engagement, pas un argument marketing.
Erwin, lui, va très bien aujourd'hui. C'est devenu le caïd du quartier, et il ne rentre que pour ses croquettes au saumon. C'est pour lui — et pour tous les chats comme lui — que cette boutique existe.
— Le fondateur de Maison Matou